
Appliquer un seul coefficient sur la matière est l'habitude la plus répandue du métier, et c'est elle qui fait découvrir en fin de chantier que la main-d'œuvre a mangé la marge.
Un agencement de boutique en stratifié coûte cher en matière et demande peu d'heures. Un escalier ou une claustra, c'est l'inverse : trois fois rien en panneau, des journées d'atelier.
Un coefficient appliqué aux seuls achats gonfle la première et sous-facture la seconde. L'atelier croit avoir deux affaires rentables ; en réalité il subventionne la seconde avec la première, et il ne s'en rend compte qu'au bilan — s'il s'en rend compte.
Refente applique deux coefficients distincts, un sur les achats et un sur le temps. C'est la différence la plus simple à mettre en place et la plus rentable de tout l'outil.
Une étagère, quatre tablettes
Le seul chiffre qui permette de comparer deux affaires qui n'ont rien à voir — et de savoir laquelle refuser.
Les temps par opération sont saisis une fois — débit, chant, usinage, montage, livraison, pose — puis se calibrent sur les heures réellement relevées. Chaque poste a son taux, parce qu'une heure de scie et une heure de pose ne valent pas la même chose.
Le chiffrage affiche le détail poste par poste, pas un total. C'est ce qui permet de défendre un prix devant un client, et de repérer le poste qui dérape quand une affaire se passe mal.
Prix matière, remises fournisseur, taux horaires, coefficients : tout est recopié dans le devis au moment de l'émission.
Relu trois mois plus tard, il affiche donc le montant réellement proposé au client, pas un recalcul aux prix du jour. Sans cela, un litige se perd : personne ne peut plus expliquer d'où venait le chiffre, et c'est toujours l'artisan qui paie l'ambiguïté.
La livraison et la pose sont chiffrées comme le reste, au temps et au déplacement. Les oublier est l'autre façon classique de perdre une marge qu'on croyait acquise.

La matière facturée est celle que le plan de coupe consomme vraiment — plaques entamées comprises, chutes réemployées déduites. Pas une surface théorique multipliée par un prix au mètre carré.
La quincaillerie suit la même logique : l'outil connaît le conditionnement. Pour vingt-quatre vis il vous dit que le chantier en consomme pour 0,48 € HT, et qu'il faut acheter une boîte de cinq cents à 10 € HT. Les deux chiffres sont vrais, et ce ne sont pas les mêmes.
Les tarifs fournisseurs s'importent depuis vos propres fichiers, et vos remises négociées se saisissent par famille. Elles ne nourrissent aucune moyenne, aucun comparatif, aucun catalogue partagé.
Dans un métier où la marge se joue sur la remise, un prix négocié est un secret commercial. C'est une décision de conception et pas un réglage — le détail est dans la politique de confidentialité.

Déposez le tarif de votre fournisseur, saisissez vos taux horaires. Vos conditions négociées ne sortent pas de chez vous.
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